Depuis 26 ans, la Ville de Nantes organise au début du printemps, le festival du cinéma espagnol. A l’affiche : 70 films de genre totalement différents (documentaire, fictions, court-métrages…), 50 invités et 250 projections en version originale sous-titrée.

i Historía del festival !

C’est en 1990 que les films espagnols sont importés en version originale à Nantes. Le festival voit le jour et dure deux semaines. Son objectif : faire connaitre au public nantais une cinématographie étrangère peu connue dans la société actuelle.
Au fil du temps, ce festival acquiert une reconnaissance nationale et ibérique.

En 2007, l’attribution de différents prix comme le Prix du jury Jules-Vernes ou encore le Prix Opera Prima (meilleur premier film) accroit cette popularité. Plus cette notoriété grandie, plus les nouveaux Fernando Trueba veulent apparaître dans la vitrine du cinéma espagnol à Nantes.

Ese año

Cette année, le festival s’est déroulé du 17 au 30 mars 2016. Encore une fois, les Nantais se sont prêtés au jeu, plus de 25000 personnes étaient au rendez-vous.  Les programmes étaient riches et divers pour un public de jeunes cinéphiles assoiffés d’apprendre et de sages émerveillés devant le grand écran.

Le film le plus touchant selon les étudiants était le lauréat du Prix Opera Prima « A cambio de nada  » (Rien en échange). Ce long métrage traite d’une réalité malheureusement fréquente : le déchirement de l’enfant lors du divorce des parents. Darío, le personnage principal pris entre son père et sa mère décide de fuir cette atmosphère pesante et pleine de haine. Sur son chemin il découvrira de merveilleuses personnes qui l’aideront à grandir.

Autre film très apprécié lors de ce festival était « Los exilados románticos ». L’histoire de trois trentenaires en manque d’aventure voyageant dans une fourgonnette à travers l’été, avec pour seul objectif de se perdre pour mieux se trouver.

L’antisèche du festival de cette année pour les retardataires, se trouve dans la Gaceta. Rendez-vous donc l’année prochaine pour ensoleiller le printemps à Nantes.

Zoé Suard