Pendant que les journaux télévisés nous parlent des évacuations de population touchées par les inondations, on peut se demander ce qui cause ces inondations, justement ! Quelle est l’explication scientifique ? Qu’est-ce qui a causé une stagnation de toutes ces eaux, dans les villes ?

En effet, François Hollande a déclaré l’état de catastrophe naturelle (ou plutôt celui-ci sera enclenché lors du prochain conseil des ministres) pour les régions les plus touchées

o-INONDATIONS-LOIRET-570

Carte des zones d’inondations

Est-ce une mesure irrationnelle ?

Selon Etienne Kapikian, prévisionniste à Météo France pour Le Monde, il est difficile d’assimiler ces crues au réchauffement climatique. En effet, ces inondations de masse s’explique tout d’abord par une pluviosité record, elle-même due à une arrivée d’air chaud et de basses pressions venues d’Allemagne… Bref ! Epargnons-nous les explications que nous n’arriverions pas à comprendre. Pour lui le réchauffement climatique serait  une cause minime de ces inondations, il dit “En tout état de cause, si le changement climatique peut avoir un rôle dans les précipitations de ces derniers jours, il n’y a probablement ajouté que quelques millimètres d’eau.”, et surtout ce serait encore trop tôt pour être démontré  « On a peut-être des perturbations plus pluvieuses du fait du réchauffement climatique, mais c’est difficile à dire. » On ne peut pas être affirmatif sur un seul épisode. » affirme Jérôme Cerisier.

seulement, il est évident que tous ne sont pas d’accord. Il y a tout de même des éléments d’explication qui mettraient durement en cause le réchauffement climatique.

En effet, “réchauffement climatique” ne veut pas seulement dire Terre plus chaude, bien que des épisodes de sécheresses soient également arrivés, cela veut également dire: terre plus humide. Plus humide car toute l’eau contenue par la Terre (elle en contient 70%) s’évapore plus du fait des températures en hausse. Cette eau qui s’évapore va finir par retomber sous forme de pluie. Plus d’évaporation signifie donc plus de pluie, qui veut aussi dire plus de risque d’inondations comme celles que nous vivons actuellement.

Ces températures à la hausse ont été mesuré par L’Administration Nationale Océanique et Atmosphérique américaine (NOAA) qui publie des rapports mensuels sur les températures mondiales. Le mois d’avril a donc été le 4ème mois le plus chaud depuis 1910 pour l’Europe du Nord-Ouest.

Au niveau mondial, la NOAA a aussi remarqué une hausse des températures, notamment en Atlantique Nord et près du Groenland. Ces températures ont donc également causée plus d’évaporations, évaporations qui ont conduit à des masses d’air humide qui ont pu se déplacer vers la France et créer des précipitations plus importantes.

De plus, ce n’est pas la première fois que des inondations de cette ampleur se produisent depuis ces dernières années. Elles sont de plus en plus nombreuses ! Et c’est d’ailleurs pour cette raison que des études ont été menées pour démontrer le rôle du réchauffement climatique dans ces évènements. Ces comptes rendus montrent tous les deux que l’augmentation des températures conduit à une augmentation de ces intempéries.

Inondations à Maincy, Seine-et-Marne, 1er juin 2016

Suite à ces affirmations, en France, la réaction a été la même que celle citée précédemment: pertinent, mais minimal.

Maintenant que nous avons  peut être une explication du phénomène, un détail reste à résoudre: cette eau, pourquoi stagne-t-elle aussi longtemps au même endroit et augmente même de volume ? Selon cet extrait du journal de France 2, l’eau finit par être « aspirée » par la terre. Actuellement, ce phénomène est difficile, et pour cause: les sols sont déjà totalement inondés, ils n’ont définitivement plus de place pour ces nouvelles eaux.

Ça, c’est en tout cas ce que nous dit ce spécialiste de France 2 mais dans les villes, l’explication des sols inondés est-elle plausible ? Puisqu’il n’y a pas de terre. Nous pouvons alors nous demander si l’urbanisation croissante ne serait pas un peu en faute également: l’eau ne peut pas se retirer puisqu’il n’y a pas de terre pour la retenir !


« Sur les vingt dernières années, en Ile-de-France on a construit 1.400 hectares de logements, d’entreprises, de commerces, dans des zones inondables. Quand on construit sur des zones inondables, il ne faut pas être étonné d’être inondé un jour ou l’autre », nous dit Jean-Louis Caffier pour BFMTV


Alors ? L’action humaine est-elle vraiment innocente, ou est-ce que on cherche à nous le faire croire ?

 

Pauline Caron.