14, c’ est le nombre de matchs qu’ il reste à Golden State avant le début des playoffs, l’échéance que tout le monde attend. Les règles sont simples : les huit premières équipes de chaque conférence ( Ouest et Est ) à l’ issue de la saison régulière (82 matchs) accèdent aux playoffs . Golden State, première équipe à l’Ouest ( 54-14) est qualifiée depuis le 26 février , ce qui constitue un record. Mais cette équipe est une machine à records et a soif de titres. Gros plan sur les favoris de cette année pour le rêve de n’importe quel joueur : le titre suprême et la bague de champions NBA .

Un « roster » inégalable

Comme tout fakevin-durant-kd-warriorsvori, Golden State dispose d’un effectif impressionnant , sans doute le meilleur de tous les temps. Golden State a dans ses rangs le double MVP en titre et le recordman de tir à 3 points en une saison , Stephen Curry , l’ artilleur a 3 points All Star et titulaire de la team USA Klay Thompson , l’ailier fort pressenti pour décrocher le titre de meilleur défenseur de l’année Draymond Green et enfin la récente arrivée du MVP 2015 Kevin Durant. Rien que ça ! En plus de disposer de joueurs de très grande qualité , les champions 2015 ont un très grand coach : Steve Kerr. Pour sa première saison de coach , l’ entraineur Américain a impressionné tout le monde du basket en décrochant le titre avec son équipe. Sur le papier , les hommes de Steve Kerr sont largement au-dessus que tout autre équipe et seront attendus au tournant, cette saison.

Kevin Durant , la recrue qui fait passer Golden State dans une autre dimension

4 jukevin-durant-nike-kd-9-warriors-2_o9yzmxillet 2016, Kevin Durant débarque dans la baie de San Francisco à la surprise générale. L’ ailier MVP 2014 quitte son frère de cœur Russell Westbrook, pour signer un contrat de deux ans et rejoindre les finalistes 2016 et les recordmen de victoire en saison régulière (73-9). Cette signature fait énormément de bruit et beaucoup voient cela comme un scandale et craignent un déséquilibre de niveau en NBA . Cela peut se comprendre . En effet , Durant vient rejoindre un effectif qui est capable de glaner le titre sans lui , le prouvant par le passé (champions NBA 2015 et finaliste 2016). On peut également se dire qu’une équipe constituée de 3 stars de premier plan pouvait engendrer des problème d’ égos , de partage de scoring par exemple. Rien de tout cela , Golden State semble impressionnant de facilité depuis le début de la saison et les victoires sont là. Les statistiques restent également honorables pour le trio infernal : 25 points de moyenne pour Curry , 22 pour Thompson et 25 pour Durant. On comprend vite avec ces statistiques que Golden State est l’ équipe qui marque le plus par match.

Une saison mieux gérée que l’année dernière

73-9 , c’est le bilan de Golden State en saison régulièsans-titrere, la saison dernière. C’est le meilleur bilan de tous les temps. Mais ce record , que les hommes de Steve Kerr ont tout fait pour aller chercher a laissé des traces et leur a très certainement coûté le titre par la suite (blessure de Stephen Curry durant les playoffs et défaite en finale contre Cleveland). Cette saison , on fait plus attention du côté de San Francisco , en témoigne le bilan moins bon dû à la mise au repos de temps à autre de certaines stars. Stephen Curry a également décliné l’invitation à participer au concours de 3 points du All Star Game, pour se préserver mentalement . Fini le constant souhait de battre des records en saison régulière, ce qui importe est seulement le titre et la qualité de jeu qui pourra être proposé en playoffs , ou Golden State sera réellement jugé durant cette période.

L’ absence d’un « big man », un problème pour Golden State ?

En plus de dominer ses adversaires, Golden State révolutionne le basket d’aujourd’hui. Fini le temps du dicton « la défense fait gagner des titres « . Pour Golden State, c’est plutôt « l’ attaque fait gagner des titres « . Les statistiques le démontrent : Golden State encaisse en moyenne 105 points par match et pointe au 14 ème rang des meilleurs défenses ( sur 30 ). Il est clair qu’ il manque un  poste 5 (pivot) digne de ce nom aux hommes de Steve Kerr. Ils possèdent tout de même Javal Mc Gee et Zaza Pachulia, mais leur rendement n’est pas assez régulier tant sur le plan offensif que défensif. Les playoffs , où l’intensité changera de rythme et où les défenses se resserreront, seront un vrai test pour cette équipe qui joue peut-être trop « small ball« (jeu d’ attaque porté sur les ailes et les tirs de loin) et qui dépend peut-être trop de l’ efficacité de shoot. Le fait que Golden State ne se soit pas montré actif durant la période des trades pour résoudre ce problème laisse penser que le manager général et tout le staff croient en cette équipe, qui a normalement les armes tout de même pour aller au bout.

Théophile Lhermenier