9h20, dans le train en direction de Paris pour partir assister au second concert français de la superbe Laura Pergolizzi. Découverte par hasard, sa chanson « Lost on you » m’avait, moi et beaucoup d’autres, scotchée.

 

Structurellement, on ne peut pas dire que ce soit du « grand art » (dans le sens où ce n’est finalement pas très complexe), mais est-ce le plus essentiel dans une chanson ? En dehors de sa voix et de sa technique absolument époustouflantes, je dirais que ce qui réussira à vous toucher dans son morceau est l’énergie qu’elle y met. Sa voix qui hurle le désespoir que lui a inspiré cette rupture, comment ne pas être atteint ?

Sa personne ne pourra également plus vous quitter : enfin une artiste qui assume son homosexualité de manière simple ! Des femmes au charme sensuel se promènent dans ses clips, comme une évidence, aucune revendication, aucun combat, juste une normalité.

C’est donc pleine de joie, que je me rends à ce concert attendu depuis 3 mois, dans une salle connue mais pas si majestueuse de Paris : la salle Pleyel.

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Minuit: conclusion de ces 3 heures en compagnie de Lauren et de sa chère Lp ? Fou, mais je dirais que notre chère Lp a décidément un coffre en or, une foi (et une voix) puissante, qui nous envoute tous, plus à chaque nouveau morceau. Sa chérie est une découverte assez folle : une voix brisée à tomber par terre, les mouvements de son corps sont tout aussi étranges que saisissants, elle y met beaucoup de choses qu’on arrive à saisir sur l’instant (n’est-ce pas là ce « grand art » ?) (Vraiment, regardez la bouger, c’est quelque chose !)

Mais… D’où me vient ce « mais » ? Qu’est-ce qui a bien pu être déplaisant là-dedans ? Je dirais que la seule chose de reprochable est un cruel manque de diversité dans leurs morceaux. Seuls ceux que je connaissais déjà sortaient du lot (sauf une ou deux découvertes que je compte bien rajouter à ma playlist très vite !), c’est bien dommage pour une artiste, qui, j’en suis sûre, aurait encore beaucoup de choses à offrir. Il serait vraiment décevant de la voir plonger dans la facilité et tourner dans la même « recette qui marche », parce qu’il est vrai que même si elle a à peu près 10 octaves de disponible et un sifflement impressionnant, les utiliser à chaque morceau c’est… trop ?

Sinon comment ne pas souligner la folie de l’ambiance concert : des gens débordant de sentiments (et qui les font jaillir de façon violente parfois…) mais, surtout, des gens gentils et de jolies rencontres, avec qui on peut rigoler, le temps d’une pause entre deux morceaux et qui ont rendu ce moment plus magique que ce qu’il était déjà.

Je vous laisse avec ce « Bring your strange recap », qui vous fait entendre une de ses nouveautés? « No Witness » (parce que vraiment il y en a assez de « Lost on you », mais pas de Lp !)